NEWSLETTER • 8 MARS 2025

ÉDITORIAL • 8 MARS 2025

Chaque année, le 8 mars célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Inscrite au calendrier par les Nations Unies en 1977, cette journée, synonyme de sensibilisation et de mobilisation, commémore les luttes d’hier et d’aujourd’hui. À la fois miroir et flambeau, elle permet de mesurer le chemin parcouru et de mettre en lumière les zones d’ombre qui persistent. Malgré les avancées, force est de constater qu’en 2025, le chemin vers l’égalité des droits des femmes reste semé d’embûches. Non seulement les inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes persistent mais les discours sexistes et masculinistes qui véhiculent une vision rétrograde de la place des femmes dans la société gagnent en popularité. En outre, dans un contexte géopolitique instable, les femmes sont malheureusement encore trop souvent les premières victimes pour ne pas dire les cibles privilégiées dans les conflits armés à travers le monde. Le tableau de Tracey Emin dénonce les affres du viol et rappelle que les violences sexuelles sont toujours massivement et systématiquement utilisées comme arme de guerre et que ces crimes restent encore trop souvent impunis.

Le coup d’envoi des carnavals illumine la fin de la saison hivernale. De Rio de Janeiro à Venise en passant par Nice, Binche et La Nouvelle-Orléans, les défilés traditionnels font la part belle au folklore et au sens de la fête. Sous les confettis, les pas de danse s’esquissent avec témérité et le son entêtant de la musique invite tout un chacun à se laisser porter par la magie de l’instant. L’oeuvre de Bridget Riley capte l’euphorie colorée de cette parenthèse cinétique où l’imagination saupoudre le réel.

Restez curieux et bonne lecture! 

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2025, ZOÉ SCHREIBER

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NEWSLETTER • 24 JUNE 2023

ÉDITORIAL • 24 JUNE 2023

Depuis le 17 juin 2021, Juneteenth fait partie intégrante du calendrier des fêtes nationales américaines. Le mot "Juneteenth" est la contraction des mots anglais "June" (juin) et "nineteenth" (dix-neuvième), et est célébré tous les 19 juin aux États-Unis pour la simple et bonne raison que, bien que proclamée sur tout le territoire en 1863 par le président Abraham Lincoln, l’abolition de l’esclavage n’a été officialisée au Texas que le 19 juin 1865. À l’origine, les célébrations de Juneteenth prenaient la forme de rodéos et de parades de cowboys et de cowgirls. En effet, à la fin de la guerre de Sécession, le métier de cowboy était l’un des rares métiers accessible aux personnes de couleur, et ce même si, dans l’imaginaire collectif, il symbolise l’homme libre par excellence et reste associé par définition à l’homme blanc. Cinéma hollywoodien aidant, la présence des cowboys noirs a progressivement été effacée des mémoires et on en oublie qu’un quart des “garçons vachers” chargés de s’occuper du bétail durant la conquête de l’Ouest étaient des Afro-Américains. Le portrait d’Otis Kwame Kye Quaicoe revisite l’archétype du cow-boy et revalorise l’image de celles et ceux dont l’existence a trop longtemps été passée sous silence.

Si en 1980 l’âge moyen de la population américaine se situait aux alentours de 30 ans, il frise aujourd’hui la quarantaine. A l’instar de nombreux pays asiatiques et européens, la population au pays de l’Oncle Sam vieillit elle aussi. Une réalité avec laquelle il faudra composer et qui n’est pas sans défis à relever tant sur le plan économique, sanitaire que social… La multiplication des pointillés gris au sommet de l’oeuvre de Bridget Riley laisse deviner de manière subliminale l’accélération rapide du vieillissement démographique.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2023, ZOÉ SCHREIBER

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NEWSLETTER • 26 SEPTEMBRE 2020

EDITORIAL • 26 SEPTEMBRE 2020

Le monde bouge et il bouge vite. Si certains vacillements passent inaperçus, d’autres soubresauts entraînent des changements sismiques... Suite au décès de Ruth Bader Ginsburg, icône progressiste et juge à la Cour Suprême, l’éventuelle nomination d'une remplaçante, avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, devient un enjeu électoral. La dualité entre le noir et le rouge du tableau de Mark Rothko rappelle que dans la vie tout évolue et que rien n’est jamais figé.

La perception et la suggestion du mouvement traversent l’œuvre de Bridget Riley. Son tableau intitulé Fall évoque la sensation vertigineuse que procure une chute et illustre le passage inéluctable de l’été à l’automne.

Fernando Marques Penteado démontre quant à lui, et pour citer librement le chef cuisinier Bernard Loiseau, que si “la table est l’endroit de détente et de convivialité par excellence (…), il faut également utiliser son imagination pour venir compléter les efforts de la cuisine” et les oeuvres de l’artiste.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2020, ZOÉ SCHREIBER

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