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ÉDITORIAL • 1 MARS 2025

Du smartphone dans la poche ou autour du bras à l’objet connecté autour du doigt ou du poignet, les nouvelles technologies proposent à leurs adeptes d’enregistrer tout au long de la journée des données physiologiques ou d’activité. Nombre de pas, heures de sommeil, rythme cardiovasculaire, endurance et taux de récupération… Les données collectées visent à améliorer l’hygiène de vie en vue de prévenir d’éventuels problèmes de santé. Si mesurer des paramètres permet de mieux comprendre les habitudes et de quantifier les performances sportives, la collecte des données de santé en continu n’en demeure pas moins intrusive. À la longue, cette auscultation constante, cette auto-surveillance permanente pourrait entrainer un repli sur soi. Yeux braqués sur les graphiques de leur suivi, d’aucuns en oublieraient presque que la clef du bonheur réside tout autant dans un corps sain que dans un esprit sain. Comme l’illustre le tableau de Derek Fordjour, les points de données pouvant être mesurés sont de plus en plus nombreux. En toutes choses, il s’agit de trouver le juste milieu et de se souvenir que, même s’ils ne sont pas quantifiables, certains moments fugaces peuvent aussi booster la courbe du bien-être. 

Pendant un an, les designers et amies Giorgia Lupi et Stefanie Posavec se sont envoyé, d’une rive à l’autre de l’océan Atlantique, des cartes postales enregistrant visuellement des détails et faits divers tirés de leur quotidien. Munies de carnets, de bics et de marqueurs, elles se sont chacune attelées à consigner leurs observations et à les illustrer, au fil des jours et des semaines, sous forme de diagrammes et de dessins. Leur projet intitulé Dear Data révèle la poésie des données et des motifs invisibles qui ont jalonné leurs vies respectives.

Restez curieux et bonne lecture! 

Zoé Schreiber

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