ÉDITORIAL • 15 MARS 2025
Il y a cinq ans, le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tirait la sonnette d’alarme et qualifiait de pandémie le fléau sanitaire qui était sur le point de mettre en pause les activités à l’échelle mondiale. Tel un séisme aux multiples répliques, le coronavirus s’est progressivement immiscé dans nos vies et a fait vaciller les fondations de notre quotidien. Instauré du jour au lendemain pour freiner la propagation exponentielle de cet ennemi invisible et sauver des vies, le confinement a transformé les rues de nos cités, de nos bourgs et de nos villages en artères désertes. Jusqu’à la mise au point en un temps record des premiers vaccins, distanciation sociale, masques et couvre-feux ont redessiné les contours du vivre ensemble. Si cette conjoncture inédite a indéniablement fait émerger des élans de solidarité, l’isolement engendra aussi solitude, défiance, désinformation et théories du complot. Réalisée à l’aide d’une caméra thermique, la photographie d’Antoine d’Agata traduit en image le tout premier jour de confinement et fait remonter à l’esprit le climat d’angoisse et d’incertitude qui régnait alors.
En préparation du chantier de rénovation de cinq ans qui devrait débuter dès le mois de septembre prochain, une partie du Centre Pompidou a fermé ses portes en ce début de semaine. Près de cinquante ans après l’inauguration du paquebot de verre et d’acier, les amateurs d’art se sont bousculés au portillon pour admirer, une dernière fois avant leur déplacement temporaire dans d’autres musées en France ou ailleurs, les plus de 2000 chefs-d’œuvre de la collection permanente. Le tableau de Hildebrando de Castro rend hommage à la vivacité des couleurs des tuyaux métalliques qui ornent la façade de ce vaisseau futuriste.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber